Résidences artistiques et création artistique partagées

Résidence artistique

Dispositif de résidence et d’accompagnement pour les artistes de l’agglomération lyonnaise, dans tous les domaines artistiques, sur réponse à au moins l’un de ces critères :

• Pluridisciplinarité faisant appel au numérique
• S’inspirer des esthétiques artistiques urbaines, du monde, traditionnelles
• Dimension participative
• Plurilinguisme

Créations artistiques partagées

Le CCO collabore avec des artistes ou des compagnies pour effectuer des créations partagées. Le principe est de mettre en liens habitantes et habitants de Villeurbanne, de la métropole Lyonnaise pour pouvoir faire une création commune. Chaque créations se composent de différentes étapes qui peuvent être : écriture, mise en scène, scénographie, théâtre, musique, arts plastiques… et expérimentations en tout genre.

 

 

POINT DE CHU…T

Le projet Point de Chu…t est né de la volonté des jeunes du Centre d’Hébergement d’Urgence Alfred de Musset de construire un projet musical Slam et Rap.

Ces disciplines leur permettent de mettre des mots sur leur adolescence atypique et souvent difficile, tout en revendiquant leurs désirs d’expression et d’émancipation.
Par ailleurs, la musique constitue un vecteur d’intégration dans leur vie d’adolescent et plus globalement dans la cité.

Soutenus par la Fondation Nexity, nous accompagnons 15 jeunes dans une création artistique partagée. Pendant 12 mois, des ateliers hebdomadaires ainsi que des stages intensifs pendant les vacances leur permettent de s’exercer à l’écriture, à l’improvisation et à l’éloquence ; mais aussi de découvrir la musique assistée par ordinateur. Des masterclass avec des artistes locaux et des artistes de notoriété nationale leur sont également proposées afin de développer leurs compétences et leur projet artistique. Le dispositif est suivi par un réalisateur pour produire des clips musicaux et un documentaire.

Pendant toute la durée de ce programme, ils pourront imaginer une œuvre collective de Slam et de Rap qu’ils présenteront sur des scènes professionnelles. C’est une occasion pour eux de gagner en confiance et en liberté grâce à la création.

 

Systèmes K

Systèmes K est une compagnie transdisciplinaire d’inventions dans l’espace public – artistes « tout-terrain » réunis pour pister l’intime.

Dans le cadre de sa résidence de créations Immersion à La Rayonne, la compagnie continue sa contamination poétique du quartier des Brosses en proposant divers ateliers participatifs. Ce projet d’innovations artistiques se réalise dans le cadre d’une co-production avec le CCO depuis 2017.

 

HUMANITÉ EN CHANTIER

Trilogie pour un chantier de construction. Un spectacle en trois épisodes, trois chantiers de construction d’habitats, trois études de populations. Chaque épisodes met en jeux les occupants des habitats et les questions qui les déterminent. Les questions de l’auteur Eugène Savitzkaya, et, celles écrites par les citoyens du quartier. Chaque épisode est constitué de l’imaginaire des habitants des Brosses concernés par le devenir de leur environnement. Les acteurs s’impliquent dans des actions culturelles conçues avec les partenaires du territoire.

« Fresque des gens des Brosses » est un travail avec les habitants en trois temps : des ateliers d’écriture hebdomadaire sur les problématiques des jeunes/adultes vivants aux Brosses, réalisation de vidéos autoportraits, mise en scène lors du festival de l’Aventure Ordinaire sur les questions qu’ils se posent.

La Compagnie est actuellement en résidence pour la création « Questions de sol »
Les ateliers participatifs hebdomadaires aboutiront au projet « Mur de questions »
Renseignements : mediation@cco-villeurbanne.org

 

 

Au Nord du futur

Les artistes proposent un récit historique du quartier de la Soie qui a deux particularités :

– Il est écrit par un groupe d’habitants de façon collective et située.
– Il est en 3 dimensions : le public peut donc le parcourir, le voir de loin, le toucher de près, le sentir, etc. Il peut traverser des événements, grimper sur un personnages, s’étendre sur une période. Il s’agit d’une maquette unique d’un bout de notre histoire où s’immiscent aussi l’imaginaire et la poésie.

Les personnes rassemblées autour de ce projet artistique en janvier 2018 ont travaillé à partir de leurs souvenirs, de rencontres, de traces que l’histoire a laissées dans le quartier, suivies de recherches approfondies parfois, mais aussi des enjeux esthétiques qui naissent lorsqu’on construit une installation artistique. Dans l’effervescence des discussions et de la fabrication, les histoires personnelles se sont entrelacées avec celles du quartier et évidemment, avec la « grande » Histoire. La période 1800-2052 a été l’objet de l’investigation. Les évènements, les périodes, les personnages marquants sont aujourd’hui figurés sous la forme d’objets, de volumes, de sculptures. Une installation à vivre en pénétrant sur cette bande de 20 m semée de surprises multiples et de quelques embûches.

Cette frise constitue donc une réécriture de l’histoire. Cette nouvelle version est collective, située et sensible. Aujourd’hui présentée dans sa version finale au CCO La Rayonne, on y trouve des récits alternatifs à cette Histoire qui trop souvent, a été écrite par les vainqueurs.

Participants au projet : Halim Brahmi, Christian Couzinou, Marie-Christine Duvivier, Lilie Fréchuret, Omar Haimer et ses deux fils, Hadj & Abdelmalek, Mourad Hamouda, Farida Hasnaoui, Zoé Martin. Avec la contribution de Florence Leray.

Une co-production CCO Villeurbanne et ainsi parlait. Avec le soutien de la DRAC AURA, de la Région Auvergne – Rhône-Alpes et de la Ville de Villeurbanne.

Renseignements : recherche@cco-villeurbanne.org

 

 

 

 

Cie Leila Soleil

Les Sept jours de Simon Labrosse de Carole Frechette. Simon Labrosse est au chômage. Désœuvré, il ne le restera pas longtemps car il est ce qu’on appelle « un battant ». Alors il s’invente des métiers : cascadeur émotif, finisseur de phrases, flatteur d’égo et même allégeur de conscience. Simon est entouré de ses amis. Réels ou rêvés ? Peu importe. Ils sont là et nous entraînent dans un univers singulier, léger et poétique où l’humour est constamment présent. Il y a Nathalie qui, elle « joue tous les rôles » dans la vie de Simon et puis Léo, le poète négatif qui déchire ses poèmes mais exprime tant bien que mal des vérités parfois cruelles. Carole Fréchette nous invite à une exploration de notre société. Elle épingle avec un humour corrosif le système – celui des banques, de l’inflation et d’un monde où l’humain a si peu de place ; ses dialogues – au scalpel – font mouche. Et le public présent, devient inévitablement protagoniste de l’histoire.

Avec la complicité d’un groupe d’habitantes du quartier Les Brosses – La Soie qui proposeront, en première partie une création improvisée inspirée de la création « Les sept jours de Simon Labrosse » résultat d’une collaboration de plusieurs mois avec la compagnie Leila Soleil.

 

Cie AnteprimA

La Cie AnteprimA porte, depuis sa création, un intérêt particulier aux écritures contemporaines et aux thématiques sociales fortes. Elle propose un théâtre qui aborde des sujets auxquels notre société est confrontée, et qui nous interrogent en tant que citoyens. Elle revendique une approche artistique accessible à tous, et non élitiste, et s’efforce de laisser le plus de place possible à la réflexion individuelle. Nous concevons le théâtre comme un art qui éveille les consciences et provoque la réflexion ; un art capable de susciter des sentiments, des réactions et d’attiser la curiosité. Notre théâtre est politique dans le sens où il cherche à provoquer le débat. C’est pour cela que nos spectacles abordent des sujets forts comme : les rapports intergénérationnels dans « Mère/Fille» et « Archipels », l’avortement et la condition féminine d’hier et d’aujourd’hui dans «Arrange-toi», la crise familiale en relation à la crise économique et écologique dans « La revanche», l’Europe et son devenir en rapport à la mémoire dans «Variations sur le modèle de Kraepelin ou le champ sémantique des lapins en sauce», la responsabilité du vote dans une élection présidentielle dans « Confession d’un ex Président qui a entraîné son pays au bord d’une crise », la migration dans « Du piment dans les yeux », la recherche du bonheur dans nos sociétés. La Cie AnteprimA accompagne chacune de ses créations d’un travail sur le territoire qui encourage les échanges et les réflexions partagés avec le public sur les thématiques abordées. Ce travail se construit autour de rencontres/débats, de lectures, et d’ateliers de pratique théâtrale, qui se concrétisent lors de représentations publiques (Festival Sens interdits, Festival Tout l’Monde Dehors, festival C’est pas du luxe…).

« Prenez place » est la création participative que la compagnie prépare autour d’ateliers d’expressions artistiques et d’écritures au CCO La Rayonne. « Mais comment trouver sa place ?
Sa place dans la ville, dans le travail, dans le couple, dans la famille, dans le cercle d’amis…
La place à laquelle on aspire en opposition à la place dans laquelle les autres nous confinent …
La place de l’homme et de la femme,
La place de l’enfant, de l’adolescent et de la personne âgée,
La place de l’autre, de l’étranger, de l’inconnu… » Antonella Amirante

 

Cie Natacha Paquignon / Corps Au Bord (CAB)

Space Dances est un projet d’œuvre numérique, chorégraphique et sonore pour smartphones et tablettes tactiles. Une visite dansée d’un lieu en réalité augmentée, où le public cherche, et découvre sur son écran des danses cachées dans des espaces inattendus. Un récit chorégraphique en épisodes, qui développe une forme de narration spécifique, non linéaire, inspirée de la relation du corps à des espaces non conçus pour la danse. La danse est filmée avec un système de captation à 360°. Pour suivre l’évolution de la danse, il faut suivre les danseurs. Chaque spectateur participe à la fabrication de son expérience. Le contenu est à la fois visuel et sonore. Le son est composé de sons concrets, de compositions musicales, de paroles (une personne et le lieu peuvent dialoguer ou s’adresser au spectateur). Il est accessible au public via une application pour tablettes et smartphones qui le guide à travers les espaces du lieu. En collaboration avec une douzaine de danseurs du Centre d’hébergement d’urgence (CHU) d’Alfred-de-Musset, Nathacha Paquignon explique vouloir « chercher comment la danse donne du sens aux espaces et comment les exploiter pour mettre en valeur l’histoire des lieux ».