BECS BIEN ZEN + Florent Vintrigner


Le jeudi 11 février 2010

20h30 / Prévente 13€ / Guichet 17€
Organisé par L’O dans le gaz




Becs Bien Zen

Des chansons qui se suivent et qui ne se ressemblent pas, un univers à engagement poétique, un éventail de sentiments à hauts risques, des textes qui parlent à l’imaginaire, des chansons qui hurlent et qui caressent, des musiciens en chair et en os qui transpirent volontiers.

Le caractère fougueux et lyrique de Pierre Luquet n’a sans doute pas grand chose à voir avec le nom du groupe qu’il a fondé. Benjamin de l’orchestre, il est l’auteur, le compositeur et la voix de la quasi totalité de son répertoire. Sans non plus vouloir en faire sa chose à lui, le groupe en question - Audric Fumet, Salvatore Staropoli, Guilhem Lacroux et Stéphane Valotteau - s’est bien volontiers emparé du projet et s’est fondu dans un mode de fonctionnement démocratique finalement assez zen. Peu soucieux des étiquettes et des apparences, les Becs Bien Zen sont vite classés groupe de scène même si cela ne dit pas grand chose de ce qui les constitue. Leur style musical s’est fondé sur le mélange des cultures et des époques à l’image du groupe, qui s’est construit et a opéré sa fusion dans des personnalités d’âges, de styles et d’origines très différents ; soit un contrebassiste issu du jazz, un guitariste banjoïste épris de trad et de musique contemporaine, un batteur plutôt versé dans le reggae dub, un violoniste venu du classique et un chanteur accordéoniste tombé dans le rock anglo-saxon version seventies et la chanson rive gauche. Ajoutez y une passion pour les musiques de l’est, le tango, et c’est ce mélange d’énergie et d’exigence musicale, d’Europe et d’Amérique, qui produit somme toute, une certaine forme de variété bien de leur époque, et en tous cas bien à eux. A la force du Vent est le 2ème album des Becs Bien Zen, plus rock (« le diable au Coeur », « Esprit de Masse ») et même si la fusion des styles (« Debout » tango/reggae) et de l’électrique et de l’acoustique reste la marque du groupe, il constitue un vrai passage au niveau supérieur sur le plan des compositions, des arrangements et de la production. L’écriture poétique de Pierre laisse une part importante à l’imaginaire et à l’interprétation, qui joue sur l’équivoque bien loin de la chanson réaliste et de la gouaille d’un univers plus festif. Cet écorché vif doté d’une voix chaude et rocailleuse développe un style d’écriture plus proche de l’instinctif, laissant les images s’entrechoquer au gré des mots et le sens s’écouler au fil de méandres improbables. Rattachées au vivant, les chansons des « Becs » se déploient sur les thèmes de l’amour, la passion (« Moulin Joli »), le monde et la société (« L’espace et le temps ») ; et si le propos n’est pas envisagé comme un combat politique, il en a une certaine idée, et en tout cas une vraie préoccupation par amour de l’humanité.

Florent Vintrigner

Mots vifs, mots pudiques, mots crus, mots envolés : Florent est du pays de Georges Brassens, d’Allain Leprest, de Richard Desjardins, du pays où les mots vont à la rencontre de l’âme autant que du réel. « Je pars souvent d’une phrase. Mais le thème de la chanson peut changer en cours de route. J’imagine que quand le sculpteur attaque une pièce de bois, il ne sait pas encore si elle va lui livrer une forme abstraite ou un hibou. Je découvre au fur et à mesure ce qu’il y a dans les mots et la musique y participe : l’accordéon ou la guitare accompagnent souvent l’écriture, même si ce n’est pas la mélodie que je vais conserver. » Avec L’Homme préhistorique, Florent Vintrigner signe un album dans lequel on entend clairement l’écho de notre monde actuel – les migrations du désespoir, la précarité, les figures contemporaines de l’amour… Mais ses chansons s’entendent aussi de toute éternité, ici et ailleurs, à l’époque des filles en noir et blanc autant que dans les mythes d’avant l’écriture, maintenant et pour le siècle à venir…

Réservations : Fnac
- Infos : 06 73 90 77 95 resabbz@gmail.com